Question de la semaine : En parlant de quel Prophète, le Coran dit que c'est le meilleur récit? pour répondre à

mercredi 21 décembre 2011

Un musulman peut t'il célèbrer les fêtes de fin d'année?



NOEL :

Noël est une fête chrétienne célébrant la naissance de Jésus. Pourtant, sa naissance n’est pas connue mais les chrétiens ont choisi de le célèbrer le 25 Décembre. Il faut noter que de nos jours, il n’y a pas que les chrétiens qui célèbrent cette fête mais aussi les musulmans. On est dans l’obligation de leur rappeler qu’il n’existe que 2 fêtes religieuses dans l’islam : « l’eid ul fitr et l’eid ul alha ».
Les chrétiens sont bien conscients que ces 2 fêtes appartiennent aux musulmans. Mais, certains musulmans ne savent pas que Noël appartient aux chrétiens. Alors, il faut choisir ! Soit vous êtes musulman, soit vous êtes chrétien. On ne peut accepter l’unicité de Dieu et la trinité en même temps.

LES TRADITIONS DE NOËL :

Les 4 dimanches qui précèdent Noël font partie de la période appelé « avent ». Chaque dimanche, ils allument une bougie. Une bougie est allumé le premier dimanche, deux bougies pour le second et ainsi ils ajoutent chaque semaine. C’est un symbole de la lumière qui va renaître le soir de Noël.
Le 24 décembre au soir, une messe est célébrée.
Cette nuit, un repas spéciale autour de la famille est consommée dans lequel la dinde et la bûche sont presque toujours au rendez vous.
Le père Noël imaginaire est censé apporté des cadeaux aux enfants. Même de nos jours, certains enfants y croient toujours.
Le sapin est décoré dans toutes les maisons de ceux qui fêtent.

NOËL CHEZ LES MUSULMANS :

Alors, comment est célébré Noël chez certains musulmans ? Certains parents achètent le sapin de Noël pour leurs enfants parce que ces derniers le réclament. Ils le décorent, leur achètent des cadeaux, prennent des photos avec le père Noël et souhaitent « joyeux noël ». Pour eux, ce n’est pas un mal, c’est juste pour faire plaisir aux enfants. Manger une bûche de Noël n’est pas illicite mais le manger particulièrement le jour de Noël est illicite. Si vous souhaitez « Joyeux Noël » à vos amis cela signifie que vous accepter en quelques sortes leurs traditions. Les chrétiens fêtent Noël car c’est leur tradition. Notre rôle est de rester à l’écart de cette fête car cette fête n’est pas pour nous.



« :Cela dit, le meilleur discours réside dans le livre d’Allah et la meilleure direction est celle de Muhammad. Les pires des choses sont les innovations, et toute innovation est une aberration. » {Rapporté par Muslim n° 867}

ET BONNE ANNEE ?



Beaucoup de musulmans ne connaissent pas l’année musulmane actuelle ! Pour information, nous sommes en l’an 1433 de l’hégire. Dans le calendrier musulman, c’est le mois de Muharram qui se trouve en premier. Cependant, ils n’oublient pas d’envoyer des sms le 1er Janvier à minuit pile. Evidemment, tout le monde entier se base sur le calendrier chrétien pour entamer une nouvelle année y compris les musulmans. Il n’y a aucun mal à cela, la date sert de repère. Pour autant, cette date n’a aucune importance d’être célébré par les musulmans. Un bon musulman doit souhaiter la paix à chaque fois qu’il rencontre une personne.


« Lorsqu'on vous adresse un salut, saluez d'une façon meilleure ou rendez le même salut » {sourate 4, verset 86}


« Assalamu alaikum » signifiant « que la paix soit sur vous » est une salutation qu’un musulman peut dire dans n’importe quel endroit. Soit dans un mariage, un enterrement, dans toutes les occasions nous avons besoin de paix. Mais la « bonne année » n’est souhaitée qu’un jour particulier. Nous avons le devoir de propager le salam. Certains musulmans ont même honte de répondre au salam mais se réjouissent d’entendre « bonne année » et « joyeux noël » et n’hésitent pas à répondre.

DONC,
Nous, musulmans, nous avons déjà du mal à accomplir les actes d’adoration recommandé par Allah et son messager (s.a.w). Alors, pourquoi faire des choses inexistantes dans la religion. D’une part, ce sont des bidda’h qui nous apportent des péchés. D’autre part, cela donne une mauvaise image de l’islam.


"Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres alliés que Lui." {sourate 7, verset 3}


Qu’ALLAH nous guide tous dans le droit chemin !



Parisa Rucknudeen

jeudi 8 décembre 2011

Une fois dans sa vie...le Haj...suite






A la Mecque :




... Nous avions 2 semaines pour nous familiariser avec la Mecque... Nous profitons au fur et à mesure pour voir les magasins par ci et par là. Mais rarement car le temps est trop court. En voulant faire du shopping on risque de rater les prières à la mosquée. Donc, on résiste. Après tout, nous ne sommes pas venu pour faire les magasins . Notre but est d'accomplir le dernier pilier de l'islam. L'ambiance est vraiment superbe. Nous nous entendons super bien entre nous, même si de temps en temps shaytan fait son apparition.



A Mina :




Les jours passent ainsi et nous sommes maintenant le 8 de Dhul hijja c'est à dire le vendredi 4 Novembre. Nous nous préparons pour Mina. Eh oui tout commence ce jour pour un pèlerin. Après s'être douché nous attendons le bus pour partir. Aux alentours de minuit, le bus est là. On monte et on se met en état d'ihrâm : "Allâhumma labbaykka hajjan". On commence à entamer la talbiya. Nous sommes arrivés assez rapidement, en bus ce n'est pas loin mais ne parlons pas de la marche.
Arrivé à Mina, nous avons une tente. Pour ne pas se perdre, nous portons un bracelet rouge sous lequel est inscrit le numéro "41". De nos jours, nous disposons d'air climatisé, de matelas, de couverture, de coussins dans toutes les tentes. De plus, on est nourrit. Il y a des toilettes. En gros, Allah nous facilite d'année en année le Haj. Ce jour, nous n'avons pas grand chose à faire. Nous devons rester dans la tente en priant le dohar, asar, maghrib, isha ainsi que le fajar du lendemain tout en raccourcissant les prières à 2 cycles sauf évidemment le maghrib.


A Arafâth :




Le samedi 9 de Dhul hijja, après le fajar, nous nous rendons à Arafath en bus. Il fait très très chaud. Heureusement on est sous abri. Nous ne cessons d'utiliser notre brumisateur car le soleil tape très fort. C'est un jour très important pour les pèlerins, s'il n'y a pas de station à Arafath, le Haj n'est pas valable. {Nassâyi 2966, 2944, Thirmidhi 816} Un imâm est venu faire une prêche dans le lieu des femmes. Il était très émouvant. Il nous a fait un rappel sur la vie des compagnons des Prophètes (s.a.w) ainsi que des femmes du Prophète (s.a.w). Puis, nous prions le dohar ainsi que l'asar en les regroupant ensemble à l'heure de dohar. Puis, nous nous mettons à faire des invocations et des dikrs de dohar à maghrib. Les invocations de ce jour sont très importantes. « La meilleure invocation est celle du jour de Arafat, et la meilleure (invocation) que j’ai prononcée ainsi que les Prophètes qui m’ont précédé, c’est :« Il n’y a point de divinité en dehors d’Allah seul, sans associé. A Lui appartient la royauté et à Lui appartient la louange et Il est omnipotent. » {Tirmithi} Donc, pas une minute à perdre. Nous sommes concentrés sur nos invocations, on pense aux parents, aux frères, aux soeurs, à tous nos proches, nos voisins et nos amis. Mais surtout, on oublie pas d'invoquer pour nous. Maintenant, seul Allah connaît la sincérité de nos duaas et lui seul décide ou non de les accepter. Le soleil s'est couché, il fait noir. Encore une fois, on attend, attend...ça y est les bus viennent un à un. Mais la file d'attente est longue. Il faut laisser la place à ceux qui attendent devant avant de monter dans notre bus. C'est bon, les femmes de notre groupe sommes montés enfin dans ce bus pendant que les hommes attendent le leur. On part pour Muztalifa. Une fois arrivé à destination, on attend que tout le monde soit là pour aller trouver une place pour dormir cette nuit. Après plusieurs minutes de marche, on se place dans un endroit avec nos tapis. On regroupe la prière de maghrib et isha. Une fois terminé, il me semble que tout le monde se repose et presque tout le monde dort sauf moi bien sûr.




A Muztalifa :




Muztalifa est un endroit poussiéreux, sale avec des toilettes vraiment dégueulasses. Je suis désolé pour l'expression mais il faut y aller pour comprendre ces mots. Malgré qu'on a la chance d'avoir des toilettes à cet endroit là, les gens qui les fréquentent ne sont pas responsables. C'est vraiment dommage! C'est vraiment à ce moment qu'on se dit qu'on a beau être riche, bien élevé avec tous les conforts de la vie qu'on est tous égaux à cet endroit aux yeux d'Allah. Une seule nuit à passer ici. Vu l'endroit, je décide de passer une nuit blanche comme ça j'évite les problèmes de toilettes et je peux alors garder mes ablutions. Après tout, il n' y a pas beaucoup d' heures d'attente jusqu'au fajar. Je profite à chercher mes cailloux. J'en ai besoin de 49 au total mais il vaut mieux en prendre un peu plus puisqu'il est possible d'en perdre. Ainsi je passe ces quelques heures, en attendant que les autres se réveillent. Quant vient l'heure de fajar, on se met tous en rang pour prier en jamaath. Ce jour, on a eu la chance de prier avec notre imaam. Je parle de chance car masha allah il a une belle récitation! Après cela,on se dirige vers Mina. Le chemin est long. Depuis le début, on ne cesse de marcher des kilomètres et des kilomètres. Nous arrivons à Mina. A peine le temps d'aller faire sa toilette et de prendre un mini petit déjeuner qu'on est déjà prêt pour aller aux" Jamaraaths".




A Mina, au Jamaraath :


Eh oui, nous sommes le dimanche 6 Novembre (le 10 de Dhul hijja), c'est la fête de l'Eid el khébir. Mais pas pour les pèlerins. On a même pas le temps de penser à la famille ni aux pâtisseries. Environ 4 kilomètres de marche à effectuer vers "Jamaraath". Finalement, on y est. La-bas, on y comprend rien. On entend le jet des cailloux et il y a beaucoup de monde. Personnellement, j'ai peur de me prendre un caillou dans le visage. Vite fait, nous jetons nos cailloux et bougeons de la place aussitôt. On fait une invocation express. On a pas le choix sinon on risque de se faire bousculer. Avec notre groupe, on suit le drapeau "Cidra" afin de ne pas se perdre et on se dirige vers la Mecque pour rentrer à l'hôtel.




De retour à la Mecque :


Une fois rentré, personne n'a envie de prendre sa douche. Pourtant cela fait 2 jours que l'on s'est lavé. Tout le monde a envie de se reposer. On attend de savoir que le sacrifice a été donné. Les hommes, malgré la fatigue vont se raser les cheveux au salon de coiffure. Ils n'ont pas de chance, la queue est longue. Tous les hommes ont préféré se raser la tête que de se couper car ils savent que c'est plus méritoire. {Bukhari 1727}. Nous sommes presque sorti de l'état d'ihrâm. Les femmes, nous nous coupons les cheveux entre nous dans la chambre. Comme ce jour nous devons impérativement faire le "Tawâf al ifâda" (Tawâf primordiale), chacun à notre tour, prenons notre douche. Puis, nous mangeons vite fait un sandwich. Si nous étions à Paris, est ce qu'un jour de fête nous aurions mangé cela? Comme nous sommes rentrés tard à l'hôtel, nous n'avons pas le temps de partir pour la prière de midi. Étant donné qu' il n'y a pas beaucoup d'espace libre dans notre chambre, chacun prie à tour de rôle. Quant à moi, ayant fait les ablutions, j'attends mon tour et je profite pour m'étendre dans mon lit. Et là je fais une grosse erreur. La fatigue l' emporte, je dors quelques minutes et personne ne me réveille. Je refais mes ablutions et prie rapidement car il est l'heure d'asar. Je n'ai pas le courage de faire le Tawâf toute seule donc je propose à mon mari de le faire ensemble. On est limite en retard pour la prière d'asar, on trouve une place à l'exterieur.Tout de suite après, nous rentrons à l'intérieur pour essayer de trouver une place pour le "Tawâf". Autour de la Kaaba, c'est inimaginable de vouloir rentrer dedans. De toute manière, les vigiles nous interdisent de s'introduire. Bon, on essaye de voir toutes les étages mais on ne s'est plus où mettre les pieds. Finalement, on décide de rentrer dans l'étage supérieur. On a vraiment du mal à s'incruster dans la foule mais on y arrive. C'est dur! Les chaises roulantes nous rentrent dans les pieds. On nous écrase. Je vois le visage mécontent de mon mari. Il s'est fait écrasé les pieds. Mais il essaye de se contrôler car il sait que ce n'est pas un endroit pour se mettre en colère. Comme on est tout là haut, les tours sont longs. Étant donné la foule, il n'y a pas moyen d'aller plus vite que ça. Au total, on a mit 2 heures pour faire ce tawâf. Cette fois c'est bon nous sommes complètement sorti de notre état d'ihrâm. Entre temps, il y a eu la prière de maghrib. Puis, on va prier 2 cycles là où il y a de la place. Parce que prier à "Makkâme Ibrâhim" c'est impossible. J'avoue que la concentration n'y est pas. C'est serré, on craint que quelqu'un nous marche dessus. Bref, Allah ne regarde que l'intention. Ensuite, on va chercher de la place pour faire le saî à Safâ-Marwâ. Une fois trouvé, on réalise 7 va et vient mais c'est long. Il y a du monde mais c'est beaucoup mieux que pour le "Tawâf". Enfin, on est soulagé, on a accomplit notre devoir dans la douleur et la fatigue. Néanmoins, nous sommes heureux, très heureux. Alhamdulillah! Il n'y a pas d'autres mots pour remercier Allah. C'est lui qui nous a donné la force et le courage dans cet épreuve. Alors, on rentre à l'hôtel. Il est à peu près 20 heures passé. Presque toutes les personnes de notre groupe sont là. On attend les autres. On attend pendant un long moment.




En route pour Mina :




Puis avant minuit me semble t'-il, on part en mini bus pour Mina car 2 autres journées nous attendent. La journée qui vient de se terminer est le plus important pour le pèlerin. Tous les rites essentiels du Haj se situe ce jour. Dans le bus, tout le monde est Ko. Seulement, à mi parcours le conducteur nous dit qu'il n'a pas le droit de rentrer au delà d'un certain endroit. Vous savez quoi? On marche de nouveau. J'estime le nombre de kilomètres effectués ce jour à approximativement 14 ou 15 kilomètres. Je souligne aussi que nous avons pratiquement tous perdu du poids pendant ce séjour. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle. Après avoir marché un certain temps, on retourne dans nos tentes. A l'heure de fajar, je prie en position couché. Je n'arrive pas à me lever. Je suis mi endormie. Je me laisse faire. Je me réveille tard. Les autres sont entrain de prendre le p'tit déj. Ils ont bien fait de dormir dés notre arrivée à Mina contrairement à moi. Je fais mes ablutions et refais ma prière correctement cette fois-ci. Je me sens mieux.


Nous sommes le lundi 7 Novembre (le 11 de Dhul Hijja). Nous partons pour la lapidation à une heure choisie par notre amîr pour éviter la foule. Effectivement, nous avons la possibilité de lancer les cailloux si proche des 3 stèles. On profite pour faire de longues invocations. Nous sommes plutôt tranquille et satisfait.



Le jour suivant, mardi, on recommence comme la veille.




Dernier jour à la Mecque :




Puis, ayant tout accomplit nous rentrons paisiblement à la Mecque. On a une journée devant nous pour préparer nos valises.


Jeudi 10, tôt le matin, nous décidons de faire le "Tawâl al wida", le "Tawâf de l'adieu". Après la prière de "Tahajjûd", nous l'exécutons. Nous rencontrons les mêmes difficultés que pour les précédents "Tawâf". Nous savons que la prière du Fajar est la dernière à prier dans ce lieu sacré. Après la prière, on a envie de voir la Kaaba pour la dernière fois dans ce voyage mais nous sommes empêchés par cette foule qui nous pousse de partout. Nous sortons de cet endroit avec l'unique envie de revenir très vite insha allah. Les bagages sont prêts, on nous demande d'être prêt après la prière de Dohar mais le bus n'est pas là. Une fois le bus arrivé, on monte les valises en haut du bus.




Destination Médine :




Puis, nous sommes prêt à quitter la ville Sainte et on se met en route pour Médine. On a à peu près 7 heures de trajet. On dort un petit peu dans le transport. Le chauffeur s'arrête à 2 endroits pour les toilettes et le grignotage. Puis, de retour dans le bus notre amîr profite pour nous raconter l'histoire de l'émigration du Prophète (s.a.w) vers Médine. Ceux qui sont réveillés, écoutons attentivement.



Vendredi 11 Novembre, on arrive à notre hôtel "Alamal Palace" vers 1 heure du matin. Après être descendu du bus, on s'aperçoit que Médine est une ville différente de la Mecque. Effectivement, ça a l'air d'être beaucoup plus propre et surtout calme. Les bagages sont descendus. Notre amîr nous place tous dans nos chambres. Certains font la grimace par le fait que nous n'avons pas tous le même partenaire qu'à la Mecque dans les chambres. Ce n'est pas la faute de notre amîr. Il fait son possible mais il y a des moments où nous devons savoir sacrifier. Moi, je change de chambre. Mes amis se retrouvent à 6 dans une chambre au 7ème étage. Mais ils n'ont pas envie de se séparer de moi. Oui, je sais que je mettais de l'ambiance dans la chambre. Lol! On trouve une solution pour garder notre petit groupe. On dort à 3 sur 2 lits donc je retourne avec les filles. Nous sommes 7 dans cette chambre. Voilà comme ça tout le monde est content. Une fois bien placé, elles vont tous se coucher. Nos hommes sont au 8 ème étage. Il y a à peu près 4 heures encore pour la prière de l'aube. Que faire? Moi, je n'ai qu'une envie, celle d'aller voir la mosquée du Prophète (s.a.w). On est pas très loin. Seul 200 mètres nous sépare. Mais qui pour m'accompagner?Je ne peux pas demander à mon mari puisqu'à Medine, les femmes et les hommes ne rentrent pas dans les mêmes salles de prière à l'opposé de la Mecque. Les hommes partent à part. Il n'y a qu'une volontaire qui souhaite sacrifier son sommeil car tout comme moi, elle aussi a très envie de profiter pour aller prier le "Tahajjud" à la mosquée. D'autant plus que c'est une personne qui a déjà fait le pèlerinage il y a 3 ans de cela. Moi, ça m'arrange. Comme ça je ne risque pas de me perdre. En tout cas, elle me prévient qu'elle ne se souvient plus très bien du chemin car elle n'était pas dans le même hôtel lors du précédent pèlerinage. Ce n'est pas grave, au bout de quelques pas on la trouvé notre mosquée. Contrairement à la Mecque, ici il y a plusieurs portes d'entrée. Nous, nous notons le numéro "6B" en tête pour nous repérer afin de ne pas se perdre à la sortie. Il est environ 1h30 du matin, il fait un tout petit peu frais. La mosquée est illuminée. Première impression : c'est trop beau! Quel chance on a! On marche dans les endroits fréquentés par le Prophète (s.a.w). Je n'arrive même pas à y croire. Avec la personne qui m'accompagne, on profite pour faire tout le tour de "Masjid al nabawi". On choisit de rentrer à l'intérieur par la porte "Uthmân ibn Affân". Là-bas, avant d'entrer, les femmes voilées nous fouillent de partout. Elles veulent surtout savoir si on a un portable parce que prendre des photos à l'intérieur c'est interdit. Moi, j'en avais un mais elle n'a rien vu. Tant mieux. Nous prions "Tahajjud" puis nous profitons pour lire quelques versets du Coran. Toutes les 2 n' arrivons pas à lire. Je lis à plusieurs reprises les mêmes versets mais je n'arrive pas à aller plus loin, je ne suis pas concentré sur ce que je lis. Ni moi, ni ma voisine n'arrivons à ouvrir les yeux. C'est plus fort que nous. Encore quelques minutes pour le fajar. Courage! Si on nous aurait filmé pendant notre prière ça aurait été une catastrophe! On prie à moitié réveillé. Aucune concentration. Finalement on pense aux filles qui ont bien fait de dormir. On quitte aussitôt le lieu pour aller se reposer à l'hôtel. Vous savez quoi? ça y est on est complètement réveillé, le sommeil a soudain disparu. Bien, on rentre, les filles sont réveillés, nous prenons notre petit déjeuner. On ne dort pas car le jummuah approche et pour avoir de la place, nous partons vers 9h30. C'est trop tôt mais si on tarde on risque de prier dehors. Arrivé la bas, même scénario que tout à l'heure. On se fait fouiller, on lit le Coran, on y arrive pas, on dort à moitié. Non! on se laisse pas faire car on serait dans l'obligation d'aller refaire les ablutions si l'on dort. Avec la queue, ce n'est pas facile d'accéder aux toilettes. On essaye de tenir le coup. Enfin, le jummuah terminé, on mange le repas acheté en route dans notre chambre et je saute dans mon lit pour me reposer. Ainsi, je n'entend plus rien, je suis dans un sommeil profond. Je loupe la prière d'asar parce que ça ne vaut pas le coup d'aller à la prière pour dormir. Je récupére un petit peu avant maghrib et isha. Cette journée s'acheve ainsi. La nuit est courte mais j'ai tout de même bien dormi. C'est mieux que rien.




L'ambiance à Medine




Décidemment, à Médine, l'ambiance n'est pas le même. On commence à mieux se connaître les uns et les autres. En fait, cette année, la tranche d'âge des pèlerins de notre groupe se situe de 18 à 63 ans. Déjà, dans la chambre que je partage, nous sommes 4 jeunes femmes de la trentaine. Pas mal non? Parmi les femmes, j'ai la chance d'être la cadette du groupe. Chez les hommes, 2 jeunes chanceux de la vingtaine ont pu accomplir le Haj à cet âge là. Masha allah! Si vous me suivez bien, vous comprenez que les jeunes nous faisons une petite tribu à part. Ce n'est pas parce que nous ne voulons pas être mélangé aux autres c'est que nous ne partageons pas les mêmes convictions religieuses que les autres. Personnellement, à plusieurs moments de notre séjour, j'ai vu des pratiques religieuses qui ne sont ni dîtes dans le Coran ni dans les hadiths du Prophète (s.a.w). Malheureusement, ce n'est pas un endroit pour argumenter sur ce sujet. C'est pourquoi je n'ai rien pu dire sur place. Donc, nous avions parfois été à l'écart à cause de cela. Avec le temps, nous commençons à nous côtoyer mieux. Chaque jour, jusqu'à notre départ, matin et soir, quelqu'un de notre groupe offre un repas pour les 51 individus de notre groupe à tour de rôle. C'est aussi cela qui nous a rapproché les uns et les autres.


Visite des endroits historiques :




Dimanche 13 Novembre, nous allons en bus visiter le mont "Uhud", la "mosquée al Qiblatain" et "la mosquée de Quba". C'est là que je réalise que j'aurais dû emmener le caméscope pour filmer les endroits précieux. Tout le monde connaît à peu prés l'histoire de "la bataille d'Uhud" qui a été une défaite pour les musulmans. Beaucoup de compagnons du Prophète (s.a.w) ont péri dans cette bataille. Notre amîr nous rappelle en bref cet événement tout en étant ému. Nous profitons d'une demi journée pour la visite de ces endroits historiques.



Lundi 14 Novembre, notre guide nous emmène à la visite de "Badr", lieu où les musulmans ont mérité une de leur première victoire. Il paraît que c'est un endroit interdit pour le public mais avec un petit peu de chance, malgré le contrôle routier, le chauffeur négocie afin de pouvoir rentrer dans le lieu. Nous avions mis plus de temps pour le trajet que pour la visite en elle même. Sur le lieu, notre imâm nous rappelle rapidement l'histoire de "la bataille de Badr". Au retour, on profite de la demi-journée qui nous reste pour effectuer nos dernières courses.




Fin du voyage :



Mardi 15 Novembre, ça y est , c'est le grand jour pour nous. Nous quittons Medine pour rentrer à Paris. En effet, 26 jours se sont écoulés depuis notre départ. Ce jour, nous prions jusqu'à dohar à la mosquée. Pour ma part, j'ai eu beaucoup de mal à quitter le lieu. Quatre jours à Medine c'est insuffisant. La prière de dohar se fait dans les pleurs. Je pense à tous les moments passés à la Mecque et à Médine. C'était vraiment formidable. Ce sont des moments que nous ne revivront jamais car le temps passé ne reviendra pas. Sur le moment, je fais les invocations qui me tiennent à coeur et surtout je demande à Allah qu'il m'accorde de nouveau l'opportunité de revenir tres vite à cet endroit. Dans l'espoir, je quitte la salle de priere. Arrivé à l'hôtel, nous faisons les dernieres preparatives. Les visages sont tristes. En fait, nous sommes 11 dans le groupe à partir ce jour. Les 40 autres, partiront vendredi. On est prêt, on va dire au revoir à tout le groupe un part un. Nous savons que nous allons nous revoir en France. Mais, la séparation est vraiment dure avec certains, nous ne pouvons resister à lacher quelques larmes. J'aurais aimer vous raconter mon aventure en citant les noms des personnes avec qui j'ai partagé mon pélerinage mais ne sachant pas leurs envies je prefere garder l'anonymat. L'ambiance que nous avions partagé est exceptionnelle. Aussi, les hommes se sont amusés autant que nous. Aujourd'hui, nous sommes toujours tous en contact les uns avec les autres.


Rapport de mon expérience :




Le but de mon récit était de vous faire partager mon experience tout en vous incitant à ne pas repousser votre pélerinage. Pour accomplir ce devoir, il faut une bonne santé et les moyens financiers. Or, ce sont 2 choses que nous n'avons pas en permanence. Tantôt on a la santé, tantôt on a l'argent. Dés que nous savons que nous possédons ces 2 nihmaths, on ne doit pas attendre. Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Avant de partir au Haj, certains nous ont donné de bons conseils, d'autres nous ont fait peur. Moi, je vous dis que faire le pélerinage n'est pas difficile mais à partir d'un certain âge c'est certes compliqué. Il y a beaucoup de marche à faire et surtout il faut beaucoup sacrifier son sommeil. Ne trouvez pas d'excuse en disant qu'il y a les enfants à garder, que vous êtes pas prêt dans votre tête, que vous êtes encore trop jeune...Demandez l'aide à Allah, il vous donnera une solution. Dans notre groupe, il y eut des personnes qui ont laissé des enfants de bas âge, des adolescents, des parents malades etc...Ils ont cru en Allah et Allah leur a facilité. Allah akbar!


Pour terminer, je souhaite remercier toutes les personnes qui m'ont aidé durant ce pélerinage, tous ceux qui nous ont encouragé, les filles qui ont partagé ma chambre, toutes les personnes de notre groupe et surtout notre amîr qui nous a guidé tout le long du voyage. Merci pour sa patience car il en faut quand on est responsable d'un groupe et Dieu sait qu'il en a eu. "Jazaakallaahu hairan. "




Celui qui se contente d'un "Alhamdulillah" pour le remercier, c'est Allah. "LOUANGE A ALLAH"


Qu'Allah accepte notre Haj et qu'il nous pardonne tous nos péchés.



Allah est le plus Savant!

Parisa Rucknudeen

mercredi 7 décembre 2011

P. Zainul Abideen, conférencier de Tamil Nadu Thowheed Jamaath, répond à la question de deux soeurs sur le maquillage des femmes à l'exterieur.

P. Zainul Abideen, conférencier de Tamil Nadu Thowheed Jamaath, répond à la question de deux soeurs sur le maquillage des femmes à l'exterieur.

  • P. Zainul Abideen, conférencier de Tamil Nadu Thowheed Jamaath, répond à la question de deux soeurs sur le maquillage des femmes à l'exterieur.

jeudi 1 décembre 2011

Le jeûne d' Âshûra








Nous sommes entré depuis quelques jours dans le mois de "Muharram". Ce mois est le premier mois du calendrier musulman.
C'est l'un des 4 mois sacrés d'Allah :

" Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu'Allah est avec les pieux." {Sourate 9 : verset 36}

Quand jeûner?
Comme son nom l'indique "Âshûra" signifie 10, donc ce jeûne se situe au 10ème jour de Muharram.

"Aîsha (Dieu l'agrée) a dit : "Le jeûne avait lieu le jour de Âchûra, (le dixième jour de muharram), avant que le mois de ramadan n'eût été canoniquement fixé, et ce jour-là on couvrait la Kaaba d'un voile. Quand Dieu eut prescrit le jeûne du ramadan, l'Envoyé de Dieu (s.a.w) dit : "Quiconque voudra jeûner le jour de Âshûra pourra le faire, mais celui qui préfèrera y renoncer qu'il y renonce" {Bukhari 1592}

Cependant, il vaut mieux jeûner aussi le 9ème jour de Muharram car le Prophète a dit

« Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai aussi le 9» {Muslim 1916, 1917}

Pourquoi jeûner?
Ce jeûne a été tout d'abord une coutûme chez les juifs. Ils jeûnaient en mémoire de la victoire de Moïse (alayhi salâm) sur Pharaon. Le Prophète (s.a.w) ayant vu cela se dit que ce jeûne merite d' être fait par les musulmans c'est pour cela qu'il nous a recommandé de jeûner ce jour en se differenciant des juifs par un jeûne supplémentaire.

D'après Ibn Abbâs (Dieu les agrée, lui et son père), quand le Prophète (s.a.w) arriva à Médine il trouva les juifs qui jeûnaient un jour, c'est à dire le jour de Âshura. "C'est un grand jour que celui-ci, lui dirent-t'ils, c'est le jour où Dieu sauva Moîse et fit périr les gens de Pharaon dans les flots. Alors Moïse jeûna ce jour-là pour remercier Dieu._Moi, s'écria le Prophète, je suis plus près de Moïse qu'eux. " Il jeûna donc et ordonna aux fidèles de jeûner ce jour-là." {Bukhari 3397}

Quels sont les mérites de ce jeûne?
Selon le hadith d'Abû Qatâda,

le Prophète (s.a.w) a dit : « Ce jeûne efface les péchés de l'année précédente.» {Muslim 1977}

Quel rapport avec Kerbala?
Aucun. Certains chiites font de ce jour un festival en se poignardant le corps et montrant des scenes sanglantes. Ceci n'a rien à avoir avec ce jeûne ni avec l'islam. Ils célébrent ce jour car Husseyn (Dieu l'agrée) est décédé ce jour .Mais le Prophète (s.a.w) est décédé bien avant lui.


"Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous." {Sourate 5 : verset 3}


Par ces versets, nous devons comprendre que tout ce qui serait ajouté à la religion après la mort du Prophète (s.a.w) ne serait que biddâh.
Le jeûne de cette année 1433 se situe le dimanche 4 et le lundi 5 décembre 2011. Insha allah n'oubliez pas de jeûner ce jour ainsi rappelez à vos proches et amis de jeûner ce jour. Qu'Allah efface tous nos péchés de l'année précédente!
Allah est le plus Savant!
Parisa Rucknudeen